La famille en crise

La famille en crise
Nos espérances, Nos réponses, nos attentes
Famille GARIEL

1. La famille dans tous ses états

Si la famille est aujourd’hui en crise, c’est qu’elle est le reflet d’un monde lui-même en crise, imprégné de relativisme (chacun détient sa propre vérité), dans lequel le culte du désir immédiat et volatile l’emporte sur la culture du bien commun à long terme ; le culte de la jouissance sans entrave l’emporte sur la culture de la volonté et de la maîtrise de soi. Ces cultes dominants, Jean Paul II les nomme « culture de mort ».
Les chiffres publiés par l’INDE parlent d’eux-mêmes : en 30 ans, entre 1972 et 2003, les mariages chutent de 417 000 à 270 000 par an, tandis que les divorces (légalisés et facilités) bondissent de 40 000 à 125 000 ; les naissances hors mariage passent de 7% à 44,7%. On compte aujourd’hui une famille monoparentale sur 6, une famille recomposée sur 9, et près de 170 000 PACS depuis 1999, dont 22 000 dissouts.
Depuis la fin des années soixante, la famille dite traditionnelle (c’est à dire composée de deux parents hétérosexuels mariés et d’enfants vivant sous le même toit) connaît une crise profonde en lien avec l’émergence des idées féministes, la montée de l’individualisme et la revendication corrélative de droits individuels de plus en plus nombreux : on se marie de moins en moins, les divorces se multiplient, les familles se décomposent et se recomposent au nom de la liberté individuelle. Ainsi la famille institution disparaît au profit d’une union contractuelle qui se construit uniquement au gré des projets et des désirs immédiats, d’un groupement que l’on veut et qui n’existe qu’autant qu’on le veut. En conséquence, des ruptures successives, censées accroître la liberté, sont en réalité sources de multiples déséquilibres et souffrances affectives, psychologiques, identitaires au sein de familles « plurielles », « recomposées », « monoparentales », voire « homoparentales »…
Conjugalité et parentalité sont dissociées, la convenance personnelle préside à la venue comme au refus de l’enfant qui tend à être instrumentalisé au profit des parents et non accueilli pour lui même, tout désir devant être assouvi sans contrainte et immédiatement. Plus rares et strictement programmés, les enfants font l’objet d’un surinvestissement dès avant leur naissance. Ils sont devenus des enfants-rois, objets de sollicitations (publicitaires) de plus en plus nombreuses, et si leurs désirs sont trop bien satisfaits, leurs véritables besoins sont souvent ignorés, notamment celui d’un accompagnement parental stable, durable et structurant. Au niveau éducatif, de nombreux repères ne sont plus transmis par un père souvent absent de l’univers quotidien de l’enfant ou par de jeunes parents qui ne peuvent pas transmettre les valeurs qu’ils n’ont pas reçues eux-mêmes (valeur du travail, nécessité de la maîtrise de soi, sens de l’effort, respect de la vie de la conception à la mort naturelle,…) et sont trompés par des lois qui contreviennent à la loi naturelle et leur font penser que tout ce qui est légal ou possible est moral (loi IVG, clonage thérapeutique, liberté sexuelle hors mariage, accès à la pilule et à l’IVG gratuits pour les mineures sans l’accord des parents, interdiction récente aux familles de se regrouper pour faire elles-mêmes la classe à leurs enfants, etc. et demain peut-être, la légalisation des drogues douces, l’homoparentalité, etc.…).
2. Nos espérances
Même au cœur de ce constat bien noir, la famille demeure un lieu naturel de l’épanouissement des personnes, lieu d’initiation des relations humaines, de respect des différences, de pardon et de réconciliation, lieu de vie, d’amour, lieu où l’on apprend le bonheur en le vivant, où l’on apprend aussi que ce bonheur ne surgit pas sans le respect de certaines règles et modalités qui doivent être éduquées et non enfouies. La famille est donc à la fois un lieu de joies et le théâtre de nombreuses difficultés, liées aux circonstances de la vie (blessures personnelles, maladie, handicap, chômage, difficultés de relation entre parents ou avec les enfants à l’adolescence,…), mais issues aussi de ce monde en si grand décalage avec ce que les familles chrétiennes, représentant une minorité actuellement, souhaitent transmettre.
Cependant, malgré les difficultés d’éducation ou les épreuves de la vie familiale, la famille chrétienne est le lieu de la présence de Dieu par la prière, le premier lieu de la transmission de la foi et de l’exercice de la charité fraternelle. Les enfants, même non « programmés », sont toujours dons de Dieu, la richesse humaine des familles nombreuses en est la preuve. Cette Espérance qui nous habite se traduit par une confiance en la Providence qui faisait dire à un père de famille nombreuses pauvre du début du XX ème siècle : « nos enfants sont à la fois notre charge et notre richesse et Dieu sait ce qu’il fait : chaque fois qu’il fait naître un lapin, il fait pousser le chou qui va le nourrir ». Cette espérance, c’est aussi cette certitude que Dieu est au cœur de nos familles si nous lui faisans la place qu’il mérite. A nous de faire de notre mieux, lui fait le reste ! C’est bien le sens de l’oracle d’Isaïe 59,21 : « Et moi, voici mon alliance avec eux, dit Yahvé : mon Esprit qui est sur toi et mes paroles que j’ai mises dans ta bouche ne s’éloigneront pas de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, ni de la bouche des enfants de tes enfants, dit Yahvé, dès maintenant et à jamais ». Courage ! Rien de ce que nous transmettons à nos enfants ne sera perdu, c’est Dieu qui l’a dit, c’est lui qui s’en charge !
3. Nos attentes – Nos réponses
Forte de cette espérance, la famille chrétienne a cependant besoin d’être reconnue par le monde et les parents soutenus dans leur tâche éducative. L’idéal serait que l’ETAT fasse le choix du modèle familial qui garantisse la croissance harmonieuse des enfants et la stabilité reconnaissant la famille comme un véritable corps social, en :
- incitant les couples à la stabilité,
- protégeant la vie, notamment celle des plus faibles,
- aidant les familles nombreuses,
- respectant les convictions religieuses,
- reconnaissant la valeur du travail fourni par le parent au foyer,
- reconnaissant la primauté des parents dans l’éducation des enfants et respectant leur droit de la faire selon leurs convictions, de choisir leurs écoles,
- luttant contre la pornographie, la drogue, la violence,…
C’est à nous, familles, d’œuvrer pour cette reconnaissance, par exemple en adhérant à une association familiale chargée de défendre les intérêts matériels et moraux des familles. Citons notamment les AFC ‘4 dans le département) qui le font à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise. Il s’agit pour chacun d’entre nous d’être levain dans la pâte et de témoigner par l’exemple que nous pouvons donner et par notre action concrète quand l’occasion nous en est donnée. Pour cela, nous devons former nos consciences, et l’Eglise est là pour nous y aider en nous proposant des temps et des lieux de formation, des commentaires des textes pontificaux sur les grandes questions intéressant les familles : Humanae Vitae, Familiaris Consortio, Donum Vitae, Evangelium Vitae, etc. Nous avons parfois besoin de l’aide de nos prêtres pour discerner ce qui est acceptable ou non dans certains domaines, notamment celui de la vie.
Mais les familles ont également besoin de se soutenir mutuellement dans des domaines concrets tels que celui de la vie conjugale ou l’éducation des enfants, en se rencontrant et en échangeant, afin de conforter leur espérance, de reprendre courage ou trouver des relais, de se ressourcer. C’est le but d’une journée comme celle-ci. C’est aussi ce que proposent les AFC à travers les chantiers-éducation, groupes de partage d’expériences en matière éducative. D’autres initiatives pourraient voir le jour.
Conclusions
Il n’est pas étonnant que nous nous sentions un peu étranger dans le monde actuel, le Christ nous l’avait dit lors de la prière adressée à son Père avant son arrestation (Jean, 17,14-18) : « Je leur ai donné Ta Parole et le monde les a haï, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les enlever du monde mais de les garder du Mauvais. Ils ne sont pas du monde comme moi, je ne suis pas du monde.
Sanctifie-les dans la vérité : Ta Parole est vérité.
Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai  envoyés dans le monde ».
C’est bien dans ce monde que nous sommes appelés à rayonner !
La réponse de l’Eglise
Le discernement dans un choix de sagesse (N° 5)
« L’église propose une orientation permettant de sauver et de réaliser toute la vérité et la pleine dignité du mariage et de la famille. »
- Ce discernement est accompli grâce au sens de la foi, don que l’Esprit accorde à tous les fidèles.
- Cette vérité n’est pas démocratique, elle ne s’appuie pas sur un consensus des fidèles ou sur l’opinion de la majorité. Elle s’appuie sur la vérité du Christ.
Cette profonde vérité s’appuie également sur la parole de Dieu et sur le magistère en se mettant à l’écoute de l’Esprit Saint.
Jean-Paul II nous a donné une exhortation apostolique le 22/11/1980, Familiaris consortio. Cette encyclique donne aux familles la possibilité de retrouver le sens du Bonheur. Elle est comme une agape thérapie familiale.
La crise vient d’un combat entre deux libertés (N° 6)
La crise du couple et de la famille provient d’un conflit de liberté. Nous avons une lutte interne personnelle, communautaire et culturelle entre deux modes de libertés qui s’opposent.
- Soit de s’orienter vers l’amour de Dieu, en sachant dépasser son ego.
- Soit de se centrer sur l’amour de soi jusqu’à rejeter Dieu.
L’amour est la clé du Bonheur (N° 18)
Le principe interne de la réussite de la famille : c’est l’amour. Sans amour, la famille est en crise.
La famille ne peut subsister sans amour, elle n’a plus de fondement, ni de sens. Une famille, un couple, une personne humaine, si elle n’a pas la révélation de l’amour, si elle ne le rencontre pas, si elle n’en fait pas l’expérience, elle ne peut en faire son choix et y participer.
La révélation du vrai Bonheur (N° 13)
L’Amour véritable est révélé par le Christ.
Chacun peut en lui s’accomplir.
Le Christ en donnant sa vie devient une source jaillissante d’amour et de résurrection. Cette vie est un renouvellement profond de notre identité personnelle et communautaire, à condition d’accueillir les fruits de sa rédemption et à condition de répondre à son appel en famille en y coopérant activement :
- D’une part en l’éclairant sur sa véritable identité : «  le dessein de Dieu sur la Famille  »
- D’autre part en la finalisant sur la manière d’être : « les devoirs de la Famille chrétienne »
I. Le dessein de Dieu sur la famille
« Famille deviens ce que tu es ! »
« Remonter à l’origine du geste créateur de Dieu devient une nécessité pour la famille si elle veut se connaître et se réaliser selon sa vérité profonde dans son être et son action » (N° 17)
« Dieu est amour et il vit en lui même un mystère de communion personnelle d’amour ». «  En créant l’humanité de l’homme et de la femme à son image et en le conservant continuellement dans l’être, Dieu inscrit en elle sa vocation. » (N°11)
Ce qui signifie qu’en chaque personne humaine dès sa conception, alors qu’elle n’est qu’une petite cellule, son âme est immédiatement créée par Dieu Amour.
Son existence provient de l’amour de Dieu. Cette première empreinte conditionnera toute son existence en la rendant capable d’aimer, ce qui en fait un être spirituel. C’est pourquoi Jean-Paul II dit : « Dieu inscrit en elle la vocation »
Cette inscription est une profonde empreinte qui atteint sa conscience : être aimée par Dieu. Cette conscience suscite une réponse de la part de la personne aimée. Ce premier moment de la conscience correspond à la conception. Conception et conscience d’amour sont intimement liées, c’est inséparable. Chaque personne s’éloignant de cette conscience d’amour s’éloigne de sa destinée : elle rentre en conflit avec elle-même et son entourage.
Redevenir soi même à plusieurs conditions.
- La première,  c’est pleinement adhérer à Dieu, non seulement en l’acceptant mais en le choisissant objectivement comme fondement ; ce qui permet de réaliser sa vocation à l’amour.
- La vie chrétienne connaît deux façons spécifiques pour répondre à son amour de manière intégrale : la virginité et le mariage. « L’une comme l’autre dans leur forme propre, sont une consécration de la vérité la plus profonde de l’homme (et de la femme) de son être à l’image de Dieu. »
- La deuxième,  c’est de prendre les engagements qui correspondent à l’amour de Dieu pour la famille.
Le mariage fondement de l’amour pour la famille (N° 11, 12,13)

C’est ce choix libre et conscient de s’aimer en couple dans la fidélité en fondant leur amour sur l’amour nuptial du Christ.
Cette vie conjugale bâtie sur l’amour nuptial du Christ est un grand mystère.
Le Christ devient la source de leur amour par son propre sacrifice à la croix.
Il leur communique ainsi par son Esprit la force rédemptrice de l’amour. « Il libère le couple du péché originel en le rendant capable d’amour dans le don de soi. »
L’Esprit Saint : Don ultime de la grâce du mariage (N°13)

« L’Esprit Saint que répand le Seigneur, leur donne un cœur nouveau et rend l’homme et la femme capable de s’aimer comme le Christ nous a aimés.
L’Amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale : c’est à dire la façon dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui même à la croix et dont ils sont appelés à la vivre. »
Le premier effet de l’Esprit Saint (N°13)
L’effet premier est une grâce pour le couple.
Mais c’est une grâce qui s’incarne : De deux, ils ne font plus qu’un.
Cette grâce de comportement à l’amour conjugal intègre toutes les composantes de la personne : ses instincts, ses passions, son affectivité, ses émotions, son intelligence, sa volonté, ses sens, sa sexualité, sa génitalité, son contrôle…
Ils sont ainsi appelés par grâce à faire un seul corps, une seule âme.
Ce qui implique la fidélité, l’indissolubilité, la donation réciproque et l’ouverture à la fécondité…
Comment se traduit la réalité de l’Esprit Saint ? (N°14)
Dans sa réalité, l’Esprit Saint accueilli dans le couple nes’achève pas dans le couple mais les rends capables du don d’eux- mêmes pour donner la vie.
Ils sont rendus coopérateurs du Père.
La grâce parentale
Ils reçoivent du Père : l’amour parental qui se vit comme une nouvelle responsabilité : ils sontappelés à devenir signe de son amour en le communiquant.
C’est ce qui fonde la responsabilité du couple et de la famille.
II. Les devoirs de la famille chrétienne
1) Le premier devoir c’est l’amour conjugal (N°19) 

Ils ne doivent plus faire 2 mais 1 
a ils sont appelés à grandir dans le don mutuel. « L’Esprit Saint répandu au cours de la célébration sacramentelle remet aux époux chrétiens le don d’une communion nouvelle »
« Le don de l’Esprit Saint est règle de vie pour les époux ! » :
Il est le principe du couple, c’est l’eau vive, c’est le souffle vivant de leur amour, afin que croisse en eux une union plus riche à tous les niveaux.
a C’est une grâce d’union qui unifie le cœur, l’esprit, le charnel.
2) Le deuxième devoir c’est la communion Fraternelle (N°21)
L’Esprit Saint est source intarissable de communion.
Il est la source vivante et l’aliment inépuisable de la communion surnaturelle qui relie les croyants au Christ. Tous les membres de la famille, chacun selon ses dons, ont la grâce et la responsabilité de construire la communion des personnes en faisant de la famille  une école d’humanité plus concrète et plus riche.
Un échange éducatif entre parent et enfant permet à chacun de donner et recevoir
Un élément est fondamental pour y arriver : Seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale.  

3) Les devoirs de la femme (N° 22, 23,24)
La femme a une égale dignité et responsabilité avec son époux. Elle est appelé à  vivre ce don d’elle-même.
- Sa vraie promotion exige que soit clairement reconnue la valeur de son rôle maternel et familial face à toutes les autres fonctions publiques et à toutes les autres professions. Concrètement, la société doit se structurer de manière à ce que les mères ne soient pas obligées de travailler hors du foyer. La plénitude de sa véritable identité signifie que l’on doit respecter sa féminité et ne pas chercher à imiter la masculinité, sous prétexte d’égalité.

4) Les devoirs de l’homme (N°25)
Son premier devoir est de développer l’amour dans l’Esprit Saint.
C’est à partir de cet amour nouveau, cette même charité délicate et forte qu’a le Christ pour son Eglise, qu’il doit aimer sa femme.
- Son devoir se prolonge par sa présence auprès de toute sa famille en partageant une éducation responsable avec son épouse.
5) Les devoirs envers les enfants (N°26)
- Une sollicitude pour l’enfant dès avant sa naissance.
- Placer les enfants au centre du Royaume et leur en laisser l’accès : « Laissez les petits enfants venir à moi » (Lc 18,16 ; Mt 19,14 ; Mc 10,14)
6) Les devoirs envers les personnes âgées (N°27)
- La personne âgée doit être insérée dans la vie familiale.
- La personne âgée a le charisme de la compréhension et de la disponibilité.

7) Le devoir de transmettre la vie (N°28, 29,30)
Ils sont appelés à participer à l’amour de père et à participer à son pouvoir de créateur et de Père. « Soyez féconds et multipliez-vous. »
La fécondité est le fruit et le signe de l’amour conjugal.
La sexualité engage l’amour réciproque du couple dans un don loyal et chaste ouvert à la vie et la vérité intérieure qui nous relie au Christ.
« Le don de l’Esprit Saint accueilli par les époux, (lors du sacrement du mariage), les aide à vivre leur sexualité selon le dessein de Dieu en étant (pour l’Eglise) une source de fécondité pour répandre l’amour.»
Le contrôle de soi et la vertu de chasteté sont une nécessité absolue, Ils  libèrent  une énergie spirituelle qui conduit à un amour plus intense procurant la paix et le don de soi.
Paul VI rappelle dans humanae vitae :
« La maîtrise de l’instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse, pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier par l’observance de la continence périodique » 
8) Le devoir de l’éducation (N°36.37.38.39)
- L’action éducative vécue dans l’amour paternel et maternel dans un esprit de sacrifice, de douceur, de beauté, de service de désintéressement sont les fruits les plus précieux de l’amour. – Les parents sont invités à participer à l’autorité  du PERE et ont ce « ministère » à jouer d’élever leurs enfants à être Fils ou Fille de Dieu en leur permettant d’accéder à cette liberté de pouvoir adorer le Père « en Esprit et en vérité » (Jn 4,23).
- C’est par l’initiation chrétienne qu’ils deviennent vraiment parents et ils sont les premiers témoins de l’Evangile.
- Par le sacrement du mariage, ils sont institués par Dieu comme les premiers éducateurs de leurs enfants.
9) Le devoir de participer à la société en l’harmonisant (N°42à 48)
La famille construit le monde en l’engendrant à un amour de gratuité et intégral  qui s’appui sur l’Amour total du Christ.
La famille voulue par Dieu comme fondement de la société en reçoit la grâce et la responsabilité d’engendrer une civilisation de l’amour.
Sa responsabilité l’engage aussi à intervenir en politique de sorte que les lois et les institutions protègent les droits et devoirs de la famille
10) Le devoir de participer à la vie de l’Eglise dans la sainteté (N°49 à 64)
En vertu du sacrement du mariage, leur mission est aussi de participer au salut vis à vis de leur conjoint et leur frère en Christ.

Ils sont appelés à devenir une communauté qui sauve !
La grâce du mariage étant de former une communauté intime de vie et d’amour, l’amour et la vie sont le point central de leur mission salvifique.
Elle a une triple mission : prophétique, sacerdotale et royale.

- Prophétique en étant une communauté de vie et d’amour qui évangélise dans l’Esprit Saint. 
- Sacerdotale en étant une communauté de Fils et Filles de Dieu qui s’offre, prie le Père en union au Fils.
- Royale en étant une communauté qui sert, assume ses responsabilités parentales pour éduquer dans la sagesse du Père.
11)L’accompagnement de l’Eglise (N° 65 à 84)
- Une aide de la pastorale familiale pour aider les jeunes aux responsabilités de leur avenir.
- Une préparation à la sainteté à deux.
- Une préparation à la responsabilité au mariage
- Une formation pour l’aider à vivre sa mission et à faire face à ses responsabilités face aux difficultés qu’elle rencontre.
- Au niveau de leur couple
- Au niveau de leur limite.
- Au niveau de leur responsabilité parentale.
- Au niveau de leur formation et de leur approfondissement de leur vie de famille.
La famille est en crise
Vos réponses
Vous sentez-vous assez formés :
Vous sentez-vous responsable pour la mission :
Vos propres solutions pour la crise de la Famille :
Vos besoins et vos attentes
- Désir un lieu de retraite pour les familles:
- Un centre de formation spécifique famille:
-  Désir une guérison intérieur:
- Un lieu d’écoute, de réconciliation, de médiation et de conseil familial et conjugal:
- Autre :


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Jean-Marc Potdevin
A priori, rien ne destinait Jean-Marc Potdevin à voir sa vie ainsi bousculée. Marié, père de 4 enfants, co-fondateur du site Kelkoo.com, il devient vice-président de Yahoo Europe.

Source kto

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